Graça Dos Santos
Le spectacle dénaturé
Le théâtre sous le règne de Salazar (1933-1968)
Paris, CNRS Editions, 2002, pp. 323, ill., euro 30,00
ISBN 2-271-05907-0
Paris, CNRS Editions, 2002, pp. 323, ill., euro 30,00
ISBN 2-271-05907-0
Data di pubblicazione su web 01/04/2002
Il voume prende in esame, attraverso un'ampia raccolta di ducumenti, testimonianze e memorie di attori, intellettuali, protagonisti dell'epoca, il periodo della dittatura salazariana, definito il "regno di Salazar", che ha attraversato gran parte della storia portoghese di questo secolo.

Una immagine dal libro: ''En attendant Godot'' di S- Beckett messo in scena dal Teatro Nacional Popular nel 1959.
L'A. sottolinea che il potere, sia politico che religioso, ha sempre visto lo spettacolo e i 'teatranti' con sospetto e disprezzo. Ma se ne è anche ampiamente servito per i propri scopi. Così Salazar e i 'suoi' intellettuali costruirono un teatro nazional-popolare che, tuttavia, non rimase completamente isolato dal resto del mondo, specialmente dalla Francia.
Interessanti i capitoli in cui Graça Dos Santos analizza, 'dati alla mano', la legislazione coeva e l'esercizio della censura.

Una immagine dal libro: ''En attendant Godot'' di S- Beckett messo in scena dal Teatro Nacional Popular nel 1959.
L'A. sottolinea che il potere, sia politico che religioso, ha sempre visto lo spettacolo e i 'teatranti' con sospetto e disprezzo. Ma se ne è anche ampiamente servito per i propri scopi. Così Salazar e i 'suoi' intellettuali costruirono un teatro nazional-popolare che, tuttavia, non rimase completamente isolato dal resto del mondo, specialmente dalla Francia.
Interessanti i capitoli in cui Graça Dos Santos analizza, 'dati alla mano', la legislazione coeva e l'esercizio della censura.
di Gianni Cicali
Indice
Indice
Table des matèries
Remerciements
Préface, Robert Abirached
Tables des sigles et abréviations
Introduction. L'asphyxie du théâtre
Une mémoire endolorie
La censure, une tradition portugalse
Exhumer les fantómes d'un passé trop récent
"À la recherche du théâtre perdu"
Champ d'investigation insuffisamment exploré
Musée imaginaire
Des restes particulièrement difficiles à débusquer
La scène dispersée
Epopée autour du mystère
1933-1968: une sorte de règne
Chapitre premier. Salazar et salazarisme: des modèles obligatoires pour la culture
Le décor est planté
Contexte politique et social
Approcher l'útat nouveau
Rapprochements usités
Les personnages et l'action : Salazar et le salazarisme
Entre la légende et la réalité, Salazar vu par la France
Doucement mais súrement
Quarante ans de pouvoir pour quarante-huit ans de dictature.
Propagande et culture, au nom d'une idéologie
Approche comparée
L'Histoire emblématisée, le passé mythifié
Le peuple et la vie rurale idéalisés : la folklorisation
De l'abnégation à l'apathie
Entre propagande et censure : encadrer et éduquer
Chapitre II. António Ferro: entre Goebbels et Malraux
Enivré par le modemisme, fasciné par le fascisme
Les premiers modernistes, tentés par Paris
Rencontre propice avec des hommes remarquables, le groupe Orpheu
José de Almada Negreiros, un artiste incontournable
Ferro, "poète de l'action" en route "vers les dictatures"
Entre journalisme et velléités artistiques
Entre marketing et mise en scène du pouvoir
De la "Politique de l'esprit" à la "Campagne du bon goút"
Paul Valéry appelé à la rescousse
Ferro et Salazar : un couple bien assorti?
Les références au théâtre, révélatrices du trucage
Art fagade de la nationalité, art simulacre
L'Exposition du monde portugais
La revue Panorama, l'esthétique de l'ornemental
Verde Gaio, des Ballets russes à la portugaise?
Les idéaux revisités
Le compromis entre "classique" et "moderne", servi par un folklorisme élégant
Les réajustements de l'homme et de son image
Utiliser l'art "pour modifier l'áme du peuple portugais"
Le bilan et les hiatus
Politique de l'esprit : essoufflement et décalage
L'après Ferro
Retour en "Haute mer"
Le Teatro Novo, théâtre d'art ou théâtre de poche?
"Le cinéma est le théâtre du futur"
Chapitre III. Le Teatro do Povo, une création du pouvoir
Quel théátre pour quel pcuple ?
Les voyages parisiens
Les tournées françaises au Portugal
Le théâtre portugais avant 1945
Un théâtre moribond
Teatro do Povo, différent du théâtre du Peuple de Bussang
Un théâtre pour éduquer le peuple "Théátre ambulant au grand air"
La réalité et le réve selon les idéaux du salazarisme
Utiliser le théátre à des fins pédagogiques et idéologiques
De 1936 à 1955, vingt ans d'existence inégale
Une périodisation aléatoire
1952: le Teatro do Povo cite le "Théâtre populaire"
Les trois dernières années: une qualité reconnue
1955: la fin officiellement programmée
Du Teatro do Povo au Teatro Nacional Popular
Comprendre une évolution inattendue
Le concours de pièces du Teatro do Povo
Une esthétìque réajustée sur la "Polìtique de l'esprit"
Le public populaire idéalisé par Ferro
Le virage vers des classiques nationaux et étrangers
Public ou peuple?
Le théátre prend le pas sur la propagande
La direction d'acteurs
Scénographie et dispositif scénique
Francìsco Ribeìro: du Teatro do Povo au. Teatro Nacional
Des débuts d'acteur
La première compagnie, Os Comediantes de Lisboa
Entre audaces et compromis
"Gastão Batista"
Du cartel à Jean Vilar
En attendant Godot, le mémorable " chant du cygne "
Chapitre IV. Une législation contraignante
La loi et ses pratiques
Les bases d'une volonté de contróle
Un système de surveillance
Des structures corporatistes pour le théâtre Le Syndicat natìonal et le grémio des artìstes
Un système décalé
Une " protection " conditionnée
Les compagnies soutenues
Les salles de spectacle concentrées à Lisbonne
La rentabilité, critère essentiel
Le difficile accès au métier d'acteur
Approche comparative du phénomène de censure
Une dimension intrinsèque de tout système de pouvoir
Une épée de Damoclès
Intérioriser la culture du censeur
Le théátre et la censure ecclésiastique
Une tradition portugaise
Deux modèles indélébiles
L'évolution du théâtre modelée par la censure
Almeida Garrett, l'embellie libérale
Censure théátrale et salazarísme, procédés et effets
La censure institutionnalisée
Examen et classification des divers éléments du spectacle
Subjectivité de l'interdit
La censure en exercice
La revue, exemple emblématique
Les censeurs
La mémoire difficile
Représenter sous haute surveillance
Les bannis de la scène
La menace perpétuelle
Chapitre V. Rattraper le temps perdu : le théâtre portugais de 1945 aux années 1960
Un théâtre "castré"
Une crise endémique
Obligé de fuir la réalité .
Le théâtre réagit aux signes de vie
Entre sournission et résistance
Le "théâtre de revue"
Le Théâtre national
Les nouvelles énergies de l'après-guerre
Le théâtre expérimental
Le théâtre universitaire
Vers le théâtre indépendant
Conclusion. Le corps retrouvé
Le spectacle dénaturé
La féte à tout prix
Empêcher l'extériorisation incontrólée
La scène détournée à des fins idéologiques
Créer sous la contrainte
Le public anesthésié
L'artiste complice de sa mutilation
"Un long tunnel"
Briser l'isolement
Le pays fiction rattrapé par le pays réel
Communiquer vers l'extérieur
L'insurrection du corps
La revue portugaise face à la censure
Chronologie du Teatro do povo
Les directeurs du Teatro do Povo
Evocations du Teatro do Povo
L'activité théátrale de 1950 à 1959
Sources et bibliographie
I - Sources
II - Bibliographie
Table des matèries
Remerciements
Préface, Robert Abirached
Tables des sigles et abréviations
Introduction. L'asphyxie du théâtre
Une mémoire endolorie
La censure, une tradition portugalse
Exhumer les fantómes d'un passé trop récent
"À la recherche du théâtre perdu"
Champ d'investigation insuffisamment exploré
Musée imaginaire
Des restes particulièrement difficiles à débusquer
La scène dispersée
Epopée autour du mystère
1933-1968: une sorte de règne
Chapitre premier. Salazar et salazarisme: des modèles obligatoires pour la culture
Le décor est planté
Contexte politique et social
Approcher l'útat nouveau
Rapprochements usités
Les personnages et l'action : Salazar et le salazarisme
Entre la légende et la réalité, Salazar vu par la France
Doucement mais súrement
Quarante ans de pouvoir pour quarante-huit ans de dictature.
Propagande et culture, au nom d'une idéologie
Approche comparée
L'Histoire emblématisée, le passé mythifié
Le peuple et la vie rurale idéalisés : la folklorisation
De l'abnégation à l'apathie
Entre propagande et censure : encadrer et éduquer
Chapitre II. António Ferro: entre Goebbels et Malraux
Enivré par le modemisme, fasciné par le fascisme
Les premiers modernistes, tentés par Paris
Rencontre propice avec des hommes remarquables, le groupe Orpheu
José de Almada Negreiros, un artiste incontournable
Ferro, "poète de l'action" en route "vers les dictatures"
Entre journalisme et velléités artistiques
Entre marketing et mise en scène du pouvoir
De la "Politique de l'esprit" à la "Campagne du bon goút"
Paul Valéry appelé à la rescousse
Ferro et Salazar : un couple bien assorti?
Les références au théâtre, révélatrices du trucage
Art fagade de la nationalité, art simulacre
L'Exposition du monde portugais
La revue Panorama, l'esthétique de l'ornemental
Verde Gaio, des Ballets russes à la portugaise?
Les idéaux revisités
Le compromis entre "classique" et "moderne", servi par un folklorisme élégant
Les réajustements de l'homme et de son image
Utiliser l'art "pour modifier l'áme du peuple portugais"
Le bilan et les hiatus
Politique de l'esprit : essoufflement et décalage
L'après Ferro
Retour en "Haute mer"
Le Teatro Novo, théâtre d'art ou théâtre de poche?
"Le cinéma est le théâtre du futur"
Chapitre III. Le Teatro do Povo, une création du pouvoir
Quel théátre pour quel pcuple ?
Les voyages parisiens
Les tournées françaises au Portugal
Le théâtre portugais avant 1945
Un théâtre moribond
Teatro do Povo, différent du théâtre du Peuple de Bussang
Un théâtre pour éduquer le peuple "Théátre ambulant au grand air"
La réalité et le réve selon les idéaux du salazarisme
Utiliser le théátre à des fins pédagogiques et idéologiques
De 1936 à 1955, vingt ans d'existence inégale
Une périodisation aléatoire
1952: le Teatro do Povo cite le "Théâtre populaire"
Les trois dernières années: une qualité reconnue
1955: la fin officiellement programmée
Du Teatro do Povo au Teatro Nacional Popular
Comprendre une évolution inattendue
Le concours de pièces du Teatro do Povo
Une esthétìque réajustée sur la "Polìtique de l'esprit"
Le public populaire idéalisé par Ferro
Le virage vers des classiques nationaux et étrangers
Public ou peuple?
Le théátre prend le pas sur la propagande
La direction d'acteurs
Scénographie et dispositif scénique
Francìsco Ribeìro: du Teatro do Povo au. Teatro Nacional
Des débuts d'acteur
La première compagnie, Os Comediantes de Lisboa
Entre audaces et compromis
"Gastão Batista"
Du cartel à Jean Vilar
En attendant Godot, le mémorable " chant du cygne "
Chapitre IV. Une législation contraignante
La loi et ses pratiques
Les bases d'une volonté de contróle
Un système de surveillance
Des structures corporatistes pour le théâtre Le Syndicat natìonal et le grémio des artìstes
Un système décalé
Une " protection " conditionnée
Les compagnies soutenues
Les salles de spectacle concentrées à Lisbonne
La rentabilité, critère essentiel
Le difficile accès au métier d'acteur
Approche comparative du phénomène de censure
Une dimension intrinsèque de tout système de pouvoir
Une épée de Damoclès
Intérioriser la culture du censeur
Le théátre et la censure ecclésiastique
Une tradition portugaise
Deux modèles indélébiles
L'évolution du théâtre modelée par la censure
Almeida Garrett, l'embellie libérale
Censure théátrale et salazarísme, procédés et effets
La censure institutionnalisée
Examen et classification des divers éléments du spectacle
Subjectivité de l'interdit
La censure en exercice
La revue, exemple emblématique
Les censeurs
La mémoire difficile
Représenter sous haute surveillance
Les bannis de la scène
La menace perpétuelle
Chapitre V. Rattraper le temps perdu : le théâtre portugais de 1945 aux années 1960
Un théâtre "castré"
Une crise endémique
Obligé de fuir la réalité .
Le théâtre réagit aux signes de vie
Entre sournission et résistance
Le "théâtre de revue"
Le Théâtre national
Les nouvelles énergies de l'après-guerre
Le théâtre expérimental
Le théâtre universitaire
Vers le théâtre indépendant
Conclusion. Le corps retrouvé
Le spectacle dénaturé
La féte à tout prix
Empêcher l'extériorisation incontrólée
La scène détournée à des fins idéologiques
Créer sous la contrainte
Le public anesthésié
L'artiste complice de sa mutilation
"Un long tunnel"
Briser l'isolement
Le pays fiction rattrapé par le pays réel
Communiquer vers l'extérieur
L'insurrection du corps
La revue portugaise face à la censure
Chronologie du Teatro do povo
Les directeurs du Teatro do Povo
Evocations du Teatro do Povo
L'activité théátrale de 1950 à 1959
Sources et bibliographie
I - Sources
II - Bibliographie